Tuesday, May 26, 2009

Monday, May 25, 2009

Sayed Nasrallah: la dernière bataille est celle de créer un ennemi illusoire

Les idées principales du discours du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah, lors de l'ouverture de la Conférence continue de la résistance, ce mercredi, dans la capitale libanaise.


المنار
Sayed Nasrallah: la dernière bataille est celle de créer un ennemi illusoire



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Les idées principales du discours du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah, lors de l'ouverture de la Conférence continue de la résistance, ce mercredi, dans la capitale libanaise.

Je voudrais vous féliciter pour ces jours chers, qui nous rappellent la victoire et la libération, qui nous ont offert une nouvelle occasion de fierté et un nouvelle prise de conscience qui a produit un fait historique inoubliable.
Au même titre que cette conférence, ( La conférence continue de la résistance) depuis le début et jusqu'à la réalisation de nos buts, nous menons une bataille de conscience aussi bien au niveau de notre nation qu'au niveau de notre ennemi. La mémoire en constitue une partie intégrale.
Pas besoin devant ces auditeurs, d'assurer l'importance du facteur de cette prise de conscience.
Je voudrais dire que la conscience n'est pas seulement un facteurs de ce conflit, mais une condition première, une condition indispensable pour l'existence de notre résistance, pour promouvoir la révolution et la renaissance: c'est la condition essentielle, première voire la plus importante.

A l'instar du parcours de l'enseignement religieux et de la sublimation spirituelle, dans l'acheminement de l'homme vers Dieu, c'est la prise de conscience de l'homme qui permet le premier élan: savoir où il se trouve, vers où il se dirige, quel est son but, faute de quoi son mouvement sera absurde, sans objectif, sans parcours, et sans étapes.
C'est aussi cette prise de conscience qui est la condition de la continuation de toute démarche. Toute négligence peut engendrer la perdition.
C'est aussi la condition du perfectionnement de toute action
Nous en tant que mouvement de résistance, depuis le début du conflit, nous avons travaillé sur cette question avec force
Le fait d'attirer un nombre de combattants, d'activistes, d'acteurs disposés à prendre ce chemin.
Le fait de former les piliers de cette résistance ne peut se faire que par cette prise de conscience.
Nous en avons besoin aussi pour que le peuple embrasse cette cause, parce c'est résistance populaire, qui puise sa légitimité des peuples.
de plus, la nature de ce conflit ne sera tranchée que grâce à l'unité des efforts de toute la nation

Ce que nous devons inscrire comme réalisation des mouvements de résistance, c'est d'avoir réactivé cette prise de conscience, et de l'avoir réinscrite dans la mémoire de l'histoire. Car la résistance ne s'est pas contentée dans le conflit d'efforts militaires défensifs ; elle est entrée dans la phase offensive, en contribuant à influer même sur la conscience de l'ennemi.
Auparavant c'était l'ennemi qui nous imposait les règles du conflit, voire les émotions que nous devions ressentir.
Or pour la 1ère fois la résistance est parvenu à pénétrer de par son action militaire, médiatique et
politique dans la conscience israélienne, comme l'ont avoué les responsables de nos dirigeants.

Les conséquences les plus importantes de la victoire de l'an 2000 ont été l'intifada dans les territoires palestiniens, la victoire de la guerre juillet, la persistance de la résistance durant la dernière guerre contre la Bande de Gaza
Tous les efforts israéliens pour minimiser ces réalisations, n'arriveront pas à persuader les Israéliens eux-mêmes du contraire.
L'important est qui se passe dans l'autre bord israélien: les sentiments, les conclusions, les évaluations de l'acheminement de ce conflit.
La preuve éclatante se trouve dans le comportement des médias israéliens avant et après la guerre de juillet. Avant cette guerre, les medias israéliens transmettaient mon discours en direct sur un certain nombre de chaînes de télévision israéliennes avec des traductions instantanées.

La raison de cette retransmission n'est certes pas cet attachement à la liberté d'expression et autre, mais était plutôt liée à la volonté de montrer ceux qui parlent au nom de la résistance et dont je suis l'un d'entre eux, avec pour but de déformer leur image et celle de la résistance et d'en donner une image de "terroriste" …
Or après la guerre de juillet, ils en sont arrivés à une évaluation que cette retransmission télévisée avait un impact plutôt positif sur l'opinion publique israélienne, et elle a permis de dévoiler les lacunes dans les comportements de leurs dirigeants et leurs positions, voire leurs mensonges.
Depuis, ils évitent cette retransmission directe, et ont tendance à prendre les séquences qui leur permettent de les interpréter de façon qui sert leurs intérêts.
En bref, sachez que nous sommes désormais passés de la phase défensive à la phase offensive, l'opération médiatique escortant l'action militaire.

Cette résistance jouit de plusieurs points de forces:
Nous avons la force du Vrai: la cause pour laquelle nous luttons, et pour laquelle luttent toutes les autres résistances de la région, face au projet israélien, est une cause légale, véridique, alors que la cause israélienne est factice, fabriquée.

Les Israéliens ont été importés en Palestine lorsque l'intérêt des grandes puissances du monde consistait à planter une entité sioniste contre les pays arabes. Ces grands pays ont aidé les Israéliens à bâtir leur entité en Palestine, ils ont fabriqué toute une histoire pour justifier leur projet, à titre d'exemple, la théorie de la terre promise.

Nous, dans la résistance, ne cherchons pas les intérêts ni la théorie pour justifier notre choix, mais au contraire nous cherchons à recouvrer notre droit.

Il y a une terre arabe usurpée. Le peuple palestinien est propriétaire de cette terre, il a donc le droit de déterminer son sort. Mais, un autre peuple est venu s'installer à sa place, il a bâti son pays, Israël, sur les débris des cadavres.

D'après toutes les normes du monde, qu'elles soient religieuses ou autres, nous sommes les détenteurs du droit. Si nous cherchons partout dans le monde, nous ne trouverons de cause plus claire, plus humaniste, ni plus véridique que celle de la résistance dans notre région.

Plusieurs résistances sont passées par des moments de doute quant au réalisme et l'authenticité de leurs objectifs, mais dans le cas de notre résistance, il y a une clarté absolue. Même la mort ne nous effraie pas.

Quand tout le monde se demande des raisons de la ténacité et la persévérance légendaire des combattants de la résistance, voici les véritables raisons. Ce n'est ni la voie politique, ni l'organisation hiérarchique, ni le déroulement de la guerre, mais c'est la voie du Vrai et de la justice qui pousse les jeunes et vieux combattants à faire face à la mort sans hésitation.

De même, la capacité effective de prouver la crédibilité de la résistance. Le choix de la résistance est celui de la libération de la terre. Il est vrai que le fer de lance de cette résistance est sa branche armée, mais il y a également plusieurs autres domaines qui y sont lies, tels que les médias, l’histoire, la culture .

uand on se demande si nos objectifs sont réalisables, cette question est liée à la conscience. Peut-être ce n'est pas difficile de convaincre les peuples arabes et islamiques de la légalité de notre cause. Même ceux qui défendent le choix de la paix et des négociations avec Israël sont prêts a reconnaître que nous avons raison.

La phase la plus difficile est de convaincre les gens du choix de la résistance.
Beaucoup de gens ont choisi la mauvaise option pour recupérer leurs droits. Ils ont alors tout perdu. Il est difficile qu'une nation puisse recupérer ses droits si le choix adopté dès le début était le mauvais choix, parce que l'ennemi profitera du facteur temps pour se fortifier et s'enraciner de plus en plus dans nos terres.

Concernant le choix du jihad, la lutte dans la voie de Dieu, il est difficile que les gens adoptent le choix de la résistance car ils doivent assumer cette responsabilité.

Lorsque les forces libanaises et palestiniennes ont formé la résistance en 1982, je ne parle pas seulement du Hezbollah, mais même au sein de la population religieuse, il y avait une grande opposition au choix de la résistance, une grande difficulté à convaincre les gens du choix de la résistance.

On nous disait alors: vous êtes des jeunes enthousiastes, mais ce que vous faites c'est que vous entraîner vous-même dans le gouffre et c'est interdit du point de vue religieux.
D'autres disaient qu'il était impossible que vous puissiez vaincre Israël, parce qu'il est beaucoup plus puissant que vous.

Le point de force de la résistance c'est qu'en courtes années elle a pu façonner la conscience , à partir de l'opération d'Ahmad Qassir à Tyr en 1982. Vous vous rappelez tous d'Ariel Sharon, il avait la face noircie.
A partir de cette date, nous avons réussi à créer une conscience collective basée sur la véracité du choix de la résistance.

Nous avons créé notre propre expérience, nous ne nous basons pas sur les expériences des autres.
Au liban, des jeunes ont résisté et dirigé la résistance. Les dirigeants djihadistes du Hezbollah étaient âgés de 20, 21 et 22 ans en 1982.
Les Libanais , qui vivent dans un pays spécifique, ont pu prouver la véracité du choix de la résistance.
En effet, la première défaite flagrante d'Israël ne date pas de 25 mai 2000 mais plutôt de 1982, lorsque son armée a dû se retirer de Saïda, de Tyr. Les Israéliens avaient alors refusé de rester un jour de plus au liban.
Telle est notre expérience sur le terrain.
La guerre a remodelé la conscience israélienne et rappelez-vous des cinq soldats gisants au sol, des roquettes palestiniennes qui s'abattent sur les colonies et les commandants israéliens qui prenaient la fuite. Ce n'est pas le discours politique qui a remodelé la conscience israélienne, mais plutôt la résistance.

Nous sommes les fils de cette terre, nous n'avons pas été importés du Brésil ou d'autres pays du monde, nous appartenons aux patrimoines religieux, culturel et psychologique, et c'est ce qui nous a aidés à mener une guerre complète à tous les niveaux.
Surement, le discours du Coran a eu un impact très important sur la tenacité, la persévérance et l'enthousiasme de la résistance et des gens.
Rien au monde, aucun écraivain, aucun poète ne pouvaient subvenir aux versets coraniques pour remonter le moral des gens. On ne peut chercher de mots pareils aux mots du coran pour avoir un effet pareil.

Le quatrième point est lié à la mémoire, depuis le début du conflit, sachant que l'éducation religieuse coranique insiste sur la nécessité de prendre les leçons de tous les évènements de l'histoire; l'histoire est une leçon, une conclusion.
Celui qui apprend les leçons de 1000 années est à l'instar de celui qui a vécu mille années. C'est là que réside l'essence même de ces leçons; beaucoup d peuples perdent leur temps, à pouvoir tirer les leçons de l'histoire qui se répètent parfois.
La puissance de la résistance vient du fait qu’elles participent aux évènements en cours, et ne cesse de ressusciter la mémoire des peuples. C'est quelque chose d'essentiel car notre ennemi mise sur l'oubli grâce au temps. Qu'il sache que jamais nous n'oublierons…
Le pari majeur de notre ennemi est que le temps va faire oublier au peuple palestinien sa terre, l'oubli est une partie importante du projet sioniste assisté dans ce point par certains arabes.
Dès lors l'opération de réactiver la mémoire constitue un facteur essentiel dans la bataille de la conscience, menée par certaines chaînes satellitaires, pa les médias, les partis politiques… Il y a notamment le symbolisme de la clé que nous retrouvons de plus en plus, utilisé dans l'éducation des enfants et des jeunes qui n'ont jamais connu la Palestine.
Nous reconnaissons et respectons toutes les résistances et expériences qui nous ont précédées, quelque soient leurs fonds politiques ou idéologiques, nous estimons qu'elles font partie des exploits réalisés; lorsque la résistance préserve cette mémoire là, et ne l'exclut pas, elle continue ce qui a été commencé, car rien ne commence à partir de zéro.
Nous devons toujours nous assister de cette mémoire, tout en nous rappelant les massacres et les complots barbares exercés par note cet ennemi sioniste pour qu'elle reste vivantes dans la fabrication de la conscience, dans les opérations de la résistance, dans le comportement de la résistance.
Cinquièmement, il faut prendre en considération la classification des priorités, selon la philologie: nous avons sans cesse été en faveur de donner la priorité à la résistance, au la confrontation du projet sioniste.
Dans ce cadre, le principal défi de notre bataille de conscience réside dans le fait de bien diagnostiquer qui est l'ennemi. La résistance est parvenue durant les dernières années à consacrer Israël ou le projet sioniste soutenu inconditionnellement par les Américains, comme étant le principal ennemi de la nation, des peuples comme des gouvernements arabes, voire même des régimes modérés.
Mais depuis quelques années, des efforts occidentaux et israéliens se recoupent avec des tentatives arabes de vouloir créer un nouvel ennemi de la nation; d'une part, ils présentent l'Iran comme étant cet ennemi, évoquant des présumées convoitises perses dans des territoires arabes, et ressuscitent l'état pahlavi, et son conflit avec la cause palestinienne, tantôt ils évoquent le chiisme et le soi-disant prosélytisme chiite, ou le soi disant croissant chiite.
Aujourd'hui avec l'avènement du nouveau gouvernement israélien, lorsque les Arabes exigent la reconnaissance du principe des deux états, Netanyahou leur riposte en parlant du programme nucléaire iranien;, Quand ils lui disent " le conflit arabo-israélien d'abord", il leur rétorque que c'est le projet iranien à qui il faut accorder la priorité.
Nous avons entendu "dernièrement de bonne déclarations arabes: de la pat du secrétaire général de la Ligue arabe dans lesquels il dit que la menace nucléaire la plus importante est celle qui provient d'Israël et non de l'Iran; de la part du négociateur en chef de l'autorité palestinienne, Saëb Erekat qui dit que la menace vient d'Israël et non de l'Iran;
Le combat réside aussi dans le façonnage de cette conscience, sachant que les capacités exploitées sont énormes, où sont utilisés le passé, le présent et l'avenir, où se mélangent l'analyse, le mensonge et les fatwas à la presse à scandale;
C'est là que se situe le défit principal.
Je voudrais rappeler aux Arabes et aux peuples de la région que les Israéliens ont toujours su se jouer des inquiétudes. Déjà sur la question libanaise, ils ont su surveiller avec délicatesse l'environnement social et confessionnel, usant non seulement d'armements militaires, comme à l'instar de ce qui s'étaiot passé en 1982. Lorsqu'il avait pris la décision d'occuper le Liban, il s'est avéré qu'il avait auparavant bien étudié l'environnement libanais; Aux Chrétiens par exemple, qui sont une minorité vivant au milieu d'une majorité écrasante de Musulman, ils les persuadés qu'Israël garantira leur protection, et que leur intérêt stratégique se trouve dans leur alliance avec lui.
Ils ont fait de même avec les Druzes, leur faisant craindre des Chrétiens maronites…
Ils ont essayé de faire la même chose avec les Chiites, après 1982, qui avaient été éduqués aux principes de Sayed Moussa Sader, selon lesquelles Israël est un mal absolu, et que ton contact avec lui est stricte interdit, et qui a même promulgué une fatwa qui interdit même pour un malade qui risquait la mort d'aller se faire soigner chez les Israéliens, assurant que s'il mourrait, il aurait le rang de martyr.
Aves ces chiites, ils ont essayé de susciter des discordes en leur sein quand ils ont vu qu'ils étaient quelque peu gênés de la situation qui avait régné au Sud avant l'invasion. Mais ce à quoi ils ne s'attendaient pas, c'est que ces tentatives échouent en très peu de temps, selon l'aveu des responsables israéliens eux-mêmes.

Les Israéliens tentent toujours de se jouer des minorités au Liban, pourtant l'expérience avec la milice du général Lahad prouve bien que les sionistes n'en ont cure de personne, et placent leurs intérêts au dessus de tout.
Imaginez que certaines voix dans les pays du Golf s'élèvent pour dire qu'il faut collaborer avec Israël pour protéger les pays arabes voire les sunnites de l'Iran perse.
Personne ne devrait prendre à la légère cette question là.
A mon avis c'est la dernière bataille menée par le projet américano sioniste dans la région: cette bataille voudrait transposer le conflit des Arabes contre les Sionistes, pour qu'il soit contre les Iraniens, voire pour qu'il soit entre les Sunnites et les chiites; si nous arrivons à le faire avorter, nous aurions fini avec les armes sataniques et de complot de ce projet américano-israélien, et nous serions de nouveau devant une bataille claire contre l'ennemi sioniste.
L'Iran qu s'est consacré entièrement pour la cause palestinienne , qui a opéré des changements radicaux dans ses alliances stratégiques dans la régions, qui renversé le Chah, a inauguré la première ambassade palestinienne dans la région, et ne s'est jamais plaint de son soutien inconditionnel au peuple palestinien, alors que tous ceux qui soutiennent la Palestine subissent des menaces et des pressions incessantes, cet Iran là ne se résigne pas à déclarer haut et fort sa fierté de soutenir la résistance, et la Palestine; personne ne devrait avoir honte d'être en relation avec elle, et de déclarer être son allié.
Oui nous avons des relations avec l'Iran, et sommes fiers de son soutien et en appelons à tous les gouvernements et régimes arabes de soutenir la résistance comme le font l'Iran et la Syrie.

La voix de l'Iran aujourd'hui est certes la plus forte dans sa confrontation contre le projet sioniste; ce qu'Ahmadinejad a dit aux Nations unies n'est pas facile émanant d'un chef d'état et non d'un chef de faction de résistance, dont le pays entretient des relations diplomatiques et commerciales et doit y répondre; mais les responsables iraniens écartent toutes ces considérations lorsqu'ils évoquent ce sujet.
Lorsque l'Iran nous a soutenu, elle l'a fait inconditionnellement, ne nous a rien demandé, ne nous a pas précisé ce que nous devions faire, et ne nous a même pas reproché de l'avoir ignoré quand nous l'avons fait; tout ce qu'ils nous disaient c'est qu'ils comprennent bien nos circonstances. Les responsables iraniens estiment qu'il est de leur devoir d soutenir la résistance et la cause palestinienne, et qu'elle devrait en rendre compte devant Dieu le jour du Jugement dernier

Je termine en vous disant que la bataille de conscience aujourd'hui nécessite de nous de faire face aux tentatives de fabriquer un ennemi illusoire, et de manipuler les gens pour le leur inculquer..
Je suis de ceux qui croient que cette nation a dépassé la conscience qui prépare la victoire et en est déjà au stade de la conscience qui réalise la victoire.
Sachez que dans ce conflit, nous transcendons vers la victoire alors que notre ennemi se trouve en chute libre.

Friday, May 22, 2009

Après les élections, nous lancerons les enquêtes et couperons tous ceux qui dépassent la loi. Le général Aoun: Solidère demande à ses employés où ils

Présidé par le chef du Courant Patriotique Libre (CPL), le général Michel Aoun, le bloc du Changement et de la Réforme a tenu hier sa réunion hebdomadaire à Rabieh. Les députés ont discuté de plusieurs sujets, notamment les jeux de la Francophonie qui se dérouleront au Liban, et le manque de préparation pour cet événement. Le bloc a salué les efforts des services de sécurité dans l'arrestation des cellules d'espionnage et a remercié les FSI et l'armée libanaise, ainsi que pour leur collaboration à la suite des attaques perpétrés contre le CPL à Zahlé, au Metn et à Mansourieh. Le bloc a également mis en garde contre les menaces qu'exercent certaines grandes sociétés, notamment Solidère, sur leurs employés à des fins électorales.
Voici un extrait de l'allocution du général Michel Aoun à la suite de la réunion:

"Nous avons discuté lors de notre réunion de plusieurs sujets, notamment la question des Jeux de la Francophonie qui auront lieu au Liban. Jusqu'à maintenant, 50 pays ont confirmé leur participation à ces jeux, mais les terrains et les stades liés ne sont pas prêts. Le financement de cet événement est toujours confisqué. Nous souhaitons que le ministère des Finances de libère le budget pour que les choses soient prêtes avant le jour de l'ouverture. Il ne faut pas que nous soyons en retard, d'autant plus que les élections législatives sont proches.

D'autre part, nous félicitons les FSI pour leurs efforts et la découverte ainsi que l'arrestation des cellules d'espionnage. Ceci nous rassure et nous souhaitons découvrir les auteurs de plusieurs crimes qui ont eu lieu au Liban grâce à ces arrestations, car l'esprit de ces crimes n'est pas loin de ces cellules.

De même, les FSI et l'armée libanaise ont collaboré avec nous quand le bureau du CPL a été attaqué ainsi qu'à Mansourieh avant hier. La Justice a aussi collaboré et il y a des personnes emprisonnées à la suite de ces incidents. Cela dit, à d'autres endroits, il faut renforcer les efforts pour arrêter toute intention d'attaque. C'est un bon début, il faut que cette collaboration se perpétue, qu'elle soit une une habitude de sorte à ne pas devoir le rappeler à chaque fois.

Certaines grandes sociétés menacent leurs employés et leur demandent des informations privées. Solidère par exemple demande à ses employés où ils votent, pour qui, quel est le nombre d'électeurs au sein de leurs familles et toutes autres questions qu'on ne demande pas à un employé. A peine dans les sondages, on demande au citoyen pour qui il votera; le citoyen peut répondre et peut refuser de dévoiler son choix. Ces questions ne sont pas innocentes, mais on les demande pour exercer une pression sur les employés. Nous avons reçu une plainte d'un employé dans une des grandes boulangeries et une autre d'un employé dans une banque. Ces compagnies menacent les employés d'être renvoyés s'ils ne votent pas pour une certaine liste. Nous appelons la Confédération Générale des Travailleurs à augmenter la surveillance car il n'est pas permis de menacer les employés dans leur travail pour des raisons électorales.

En ce qui concerne les présidents des bureaux de vote, en principe ils ne sont pas nommés dans leur région. Mais cette règle n'a pas été respectée cette fois-ci et nous ne savons pas quel est le but de cela.

Nous sommes d'accord avec le secrétaire général du Hezbollah, le Sayed Hassan Nasrallah, que le gouvernement a commis la plus grande bêtise le 5 mai. Le Sayed a voulu dire que l'intervention du 7 mai a coupé la route à une discorde prévue et a empêché l'évolution dramatique des choses. Mais comme toujours, on coupe le discours et on déforme les choses.

Les dépassements de la loi sont nombreux et ne se passent pas en cachette. Un des candidats au Metn appelle les gens et leur donne des instructions électorales. Les présidents des municipalités et des confédérations des municipalités menacent les employés. Dans la compagnie des eaux, la même chose se passe. Au Kesrouan, l'employé Tony Fahed exploite sa position à des fins électorales et toutes la région se plainte de lui. Toutes ces fraudes sont évidentes, c'est pourquoi nous appelons les services de sécurité à surveiller les institutions officielles et les employés qui dépassent les lois afin de ne plus exercer de pression sur les gens.

Si les rumeurs concernant le soutien d'un officier des services de renseignements en faveur de la liste du Changement et de Réforme, notamment en faveur du candidat Massoud Achkar, se révèlent justes, qu'ils portent plainte devant ses responsables. Nous sommes contre la politisation des institutions de sécurité. Si cela est vrai, cet officier doit être arrêté et jugé.

Certaines institutions et responsables soutiennent certains candidats pour essayer de pénétrer nos listes, A Jbeil, Nazem Khoury est soutenu, au Kesrouan, ils soutiennent Mansour Bone, au Metn, Michel Murr qui appelle les présidents des municipalités et les maires et insulte en public. A Baabda, Edmond Gharios, qui affirme qu'il est soutenu par un des services, et à Beyrouth la même chose. Nous ne sommes pas en état d'hallucination, il y a des citoyens et même des personnes responsables qui déposent des plaintes. Ils exercent une pression sur les trois enfants d'une mère à Jbeil car elle décore sa maison en orange. Ils disent à ses fils que vous ne pouvez pas être des employés dans l'état public alors que votre mère décore la maison en orange!! Nous n'inventons pas ces choses, pourquoi nous n'avons pas porté plainte la fois passé? En fait, l'autorité précédente était transitoire et elle a laissé les citoyens voter librement. Aujourd'hui, ils se sont organisés et ils ciblent le bloc du Changement et de la Réforme pour l'affaiblir. Nous sommes soumis à différents types d'attaque. Ils ont essayé avec l'argent électoral, puis les campagnes médiatiques, mais ils ont échoués. Aujourd'hui, ils utilisent les moyens indirects. Ils n'ont rien trouvé dans notre passé pour nous critiquer, c'est pourquoi, ils ont inventé la question d'un renversement du président de la république et l'histoire du tripartisme (chrétien – sunnite – chiite). Ce jeu a pour but de détourner l'attention de l'opinion public des questions essentielles.


Nous voulons des services de sécurité non politisés. Après les élections, nous ouvrirons une enquête et nous décapiterons tout ceux qui dépassent la loi, partant de nous et de notre entourage jusqu'aux autres. Si l'on continue à se trouver en présence de personnes qui dépassent la loi, on peut dire adieu à l'Etat.

Enfin, nous assurons que personne ne pourra effrayer les citoyens et nous leur assurons que nous sommes à leurs côtés", a-t-il conclu.

Ordeal in Iran - Reflections on Roxana Saberi

Roxana Saberi, the Iranian-American journalist was the centre of worldwide attention after she was jailed in Iran. She was initially sentenced to six years in jail for ‘spying’, a charge she denied. The term was cut on appeal to a two-year suspended sentence. She only ended up serving four months, mainly due to international outcry over her case. Now that Saberi is out of the limelight, it is important to reflect on the instrumentalities of her ordeal. There are two key issues that should be analyzed; first, the media treatment of her case and second, the distinctiveness of her story. I will address these in order.

Media concentration in developed capitalist societies mean that news corporations have the power to single-handedly decide the news agenda: which event is considered news-worthy, what angle a story should take, who takes the victim or victimizer’s role, who is given a voice… with implications on how people perceive a particular issue.

One of the functions of modern media is the creation of consent for the actions of the state. While it is true that there is space for independent critical voices in the west, journalists share an unspoken consensus on the limits of discourse, often ideologically motivated. The ‘war on terror’ has exposed these processes more clearly:

Corporate news outlets uncritically adopt state discourse on the ‘war on terror’ – none has meaningfully challenged the party line. Words like ‘terrorist’, ’security threat’ or an ‘us’ vs ‘them’ discourse are commonly used in the media. While there is scrutiny of some aspects of the government’s ‘war on terror’, no media outlet vigorously challenges the core paradigm underpinning state action. Even journalists known to be ‘dissenters’, Robert Fisk is one such person, tend to reveal an inherent bias against the ‘other’, the outsiders who should always be perceived as ‘different’ and remain irremediably so (more about benevolent orientalists on a later article).

My point is that the media corporations are part of the parcel of the state’s war machinery. This is pungently illustrated in the case of Iran. As the allied forces begin preparations to decimate yet another sovereign nation on the pretext of their imperialist ambitions, the media has upgraded Iran to ‘news-worthiness’. While we only hear about countries like Nigeria when there is trouble flaring, Iran now became a daily news topic. Fox News for instance created an Iran section on its website. News headlines not only focus on Iran’s alleged ‘nuclear ambitions’ but cover also diverse aspects of Iranian society, politics, culture, and even private life.

There has been a process of re-discovery of Iran, a re-building of perceptions about a country in the eyes of the public. Iran is being reconstructed, re-imagined, and tailored. The Iranian people are being scrutinized, tokenised and instrumentalized. Once in a while, we hear reports of pleas for help from Iran, as if these calls were urging the [western] audience to ‘rescue’ the powerless Iranians. Put together, this ‘Iranization’ of the media is contributing to the building of perceptions about Iran. These images will eventually play into the legitimization of a new war.

Roxana Saberi’s case should be seen within this context. As pointed out by Glenn Greenwald, journalists demonstrated ‘virtually no objections’ to the arrest without charges or trials of journalists by the U.S., a practice which has been a ’staple’ of America’s ‘war on terror’. Al-Jazeera cameraman Sami al-Haj, for example, spent six years in Guananamo, with no charges leveraged against him or right for a fair trial. His case enjoyed very little media coverage, if any. Like al-Haj, other journalists continue imprisoned under U.S. custody, with no legal recourse. Yet, the plight of these journalists was not newsworthy enough. Even the BBC, known for its impartiality (not), made a public plea for Iran to allow access to the journalist – no pleas were forthcoming in regards to journalists imprisoned by Britain and its allies.

My second point in this critique of Roxana Saberi’s ordeal is to question the distinctiveness of her case. Only after Roxana Saberi’s release details of her arrest were made public, helping to put her case into perspective. She spent four months in a prison in Tehran, charged with spying, an act of treason in many, if not all countries. The problem was that during this whole saga, Saberi’s persona became more important than the evidence supporting Iran’s case against her.

It turns out that Saberi was arrested because she had obtained “classified documents”. As reported by the BBC, she secretly obtained a confidential Iranian report on the U.S. war in Iraq – a highly sensitive issue at the moment. According to her lawyer, Saleh Nikbakht, the report was prepared by a research center of the Iranian presidency (i.e., pretty high up). Saberi illegally seized the documents while working as a freelance translator for the Expediency Council, ‘a powerful body in Iran’s ruling clerical hierarchy’.

I am wondering what journalists do when in possession of “classified documents? Yes, you guessed it right, they make them public. Yet, Iran released her. To put this into perspective, I decided to research similar cases in the so-called ‘free world’ in order to find out what happens to those public workers who happen to seize ‘classified documents’. Here’s what I found:


Last year, the United States of America jailed for 10 years an Iraqi translator for keeping copies of ‘classified documents’ about the Iraqi insurgency. At least he had the decency of pleading guilty for his charges (not before a dose of torture, perhaps).
In 2005, Sandy Berger, a former Clinton aide pleaded guilty for ‘mistakenly’ taking ‘classified documents’ dealing with ‘terror threats’. Under a plea agreement, Berger was ordered to pay a $10 000 fine, surrender his security clearance for three years and cooperate with investigators. There was public outcry because he was not given a jail sentence!

These are only two of the many cases I found – a simple google search makes it clear that this case was not out of the ordinary. Because the protagonists of this staged saga were Iran and a U.S. citizen, this case was tokenized as proof of Iran inherent ‘evilness’ and was granted exceptional status.
My point is not to add or remove anything from Saberi’s plight – who may now follow a career as a well-paid speaker in neo-con circles – but to flag key issues, which will play in people’s minds when justifying the next war.

URGENT

THE GREAT LEADER OF HIZBULLAH WILL ADDRESS THE NATION TODAY AT 1700 LOCAL TIME ON THE EVENT OF THE GREAT MEMOERY FREEING SOUTH OF LEBANON FROM THE ISRAELI OCCUPATION

Thursday, May 21, 2009

Urgent Help needed!!!

For all those Living In Jdeideh,Bauchryeh,dekwane,zalka & jal Dib and intrested In helping TAYYAR in 2009's Election please visit the closest FPM office!! We need mandoubin w mandoubin metjawlin we are 400 mandoubin down, so if you want Tayyar to win you have to help us and offer everything you can!!! You can also contact Caren Azar the FPM officer in this group for any info you need!! WE NEED UR HELP!!! Victory is near!!

تهريب السلاح الى قطاع غزة مستمر

قال اليوم رئيس الاستخبارات العسكرية الإسرائيلية الجنرال عاموس يادلين أنَّه وبالرغم من الجهود التي سعت من خلالها مصر لزيادة عدد دورياتها الأمنية بامتداد حدودها الفاصلة مع قطاع غزة، إلا أنَّ عمليات تهريب السلاح إلى داخل المقاطعة الساحلية لا زالت مستمرة. وأضاف يادلين أمام لجنة الشؤون الخارجية والدفاع في البرلمان - بحسب وسائل إعلام إسرائيلية - أنَّ مصر بذلت جهودا ً كبيرة بطول جميع حدودها، بما فيها الحدود مع السودان، لكنها ظلت غير قادرة على إيقاف البدو المقيمين في سيناء عن التعاون مع الميليشيات المسلحة في قطاع غزة.
ونقلت صحيفة هآرتس العبرية على صدر موقعها الإلكتروني اليوم الثلاثاء عن يادلين الذي كان يلقي كلمة له أمام المشرعين بالكنيست الإسرائيلي، قوله :" الموقف الآن أفضل مما سبق، لكن قطاع غزة لا زال لم يُغلق بإحكام إلى الآن أمام عمليات التهريب". كما أشار يادلين إلى أنه لا يتوقع من جانبه حدوث عملية عسكرية كبرى خلال العام المقبل. وبالرغم من ذلك، أوضح يادلين أن قوات جيش الدفاع الإسرائيلي كانت تستعد لمواجهة موجات الإرهاب المتصاعدة، لا سيما فيما يتعلق بالتهديدات الصادرة من جانب حزب الله اللبناني وغيره من الجماعات المسلحة، كما أنَّ هذا التصعيد قد يتسبب في توجيه رد قاس من جانب الجيش الإسرائيلي، على حد قول يادلين.
ووفقا ً لما ذكره يادلين، فقد قام قادة حركة المقاومة الإسلامية "حماس" بتعزيز قدراتهم منذ انتهاء الحرب التي شنتها إسرائيل على القطاع مطلع العام الجاري. وأكد في ذات السياق على أنه من غير المرجح أن تقوم الحركة المسلحة بإطلاق العنان لشن هجوم واسع على إسرائيل خلال العام الجاري، مشيرا ً إلى أنها ستستعين على الأرجح بالدروس التي تعلمتها من الهجوم الأخير كي تتحضر للدخول في مواجهة مستقبلية. وقال يادلين أن سوريا وحزب الله يجهزان أنفسهم بالمزيد من الأسلحة المتطورة، التي تشتمل على الأنظمة الدفاعية المضادة للصواريخ وأنواع عدة من القذائف.