fi convois l
al tayyar el watane el 7orr 3al se3a 7h 3ashiye el tajamou3 3a rond point j3ita min ba3ed el balconybi 200m idem centre nseir
kouno ktar 3al maw3aaad intila2itel convois men j3ita mnotla3 3a feytroun w mnenzal 3ashkout ajaltoun ballouneh sehailej3ita 3en el ri7ane antoura zouk mikael kaslik w mnenzal 3a jounieh w thx kil wa7ad Bye2dir yeje 3a hal convois el dakhem
Monday, June 1, 2009
Sunday, May 31, 2009
المبادئ
نايلة تويني متزوجة سرا من رجل مسلم وهذا ليس عيبا والدليل هو توقيع السفارة السعودية على فيزا الزيارة التي وضعت لها على جواز سفرها .
ونتحدى نايلة أن تعقد مؤتمر صحافي وتقدم جواز سفرها الظاهر رقمه هنا للصحافيين وعليه رقم الصفحة التي تظهر فيها عبارة الديانة مسلم في فيزا سعودية .
الترشح للإنتخابات فوق جثة الشهدءا ليس عيبا فقط يا نايلة تويني فأبوك لم يقدم روحه للوطن لكي تعملي أنت على هدى جدك ميشال المر الذي كره أباك وعمل المستحيل لتطليق أمك منه .
العيب الأكبر أن تتخلي عن دينك من أجل رجل مهما كان حبك للرجال كبير فإن حب الوطن أكبر ومن يتخلى عن دينه وينكر مذهبه لأجل رجل أو لأجل فيزا إلى السعودية لا يستحق أن يمثل الأرثوذكس في الأشرفية.
الأشرفية عرين بشير وعرين جبران لا تخجل من تمثلها بمسيحيتها ولا تتنازل عن دينها لاجل فيزا إلى أرض النفط والدولار، فإن تحججت بأن الحصول على فيزا سعودية لها شرط أن يكون المرء مسلما نقول لك :
كيف نعرف أنك لن تبيع الأشرفية وتمثليها بثمن أغلى من ثمن فيزا ؟
فمن يتخلى عن مباديئه لأجل فيزا سيتخلى كل شيء لأجل أشياء أكثر قيمة .
العقيدة الدينية والإنتماء المذهبي مرفوض ولكن ليس لكي ننتمي إلى دين آخر أو مذهب آخر .
التعصب للمذهب هو الخطأ ولكن التنكر لمن نحن هو خطأ لا يغتفر .
عيب يا نايلة أن تبدأي حياتك بالزعبرة والتنازلات على مذهب جدك ميشال المر .
عيب أن تزعمي النظافة والكياسة وأن تزعمي الإنتماء إلى رئيس الجمهورية وأنت تعلنين جهارا بأنك عضو في القوات اللبنانية .
عضو في القوات التي حاولت إغتيال أباك في بيت مري في العام 1989.
Ibrahim Kanaan, député maronite du Metn
«Si nous permettons aux autres d’exploiter nos divergences, le Liban deviendra une plateforme pour des règlements de comptes. C’est pourquoi le Courant patriotique libre (CPL) considère que la solution réside dans l’entente interlibanaise». Dans une interview recueillie par Magazine, Ibrahim Kanaan, député maronite du Metn et candidat du CPL, indique que son parti œuvre, afin d’assurer la confiance et la stabilité qui permettront aux Libanais de rebâtir l’Etat et ses institutions. Vous avez intenté un procès contre des partisans de Michel Murr que vous accusez d’avoir tiré des coups de feu en direction de votre convoi. M. Murr affirme avoir les preuves que c’est le contraire qui s’est produit. Où en est cette affaire? En tant que député, je n’ai aucun intérêt à provoquer un tel incident. Je tentais de calmer les gens, surtout après les pressions exercées par la municipalité de Mansourié et son président, les sommant de ne pas soutenir la liste du CPL. Je visitais une famille qui avait été contrainte de retirer le portrait du général Michel Aoun. Dès que je sors de la maison, une voiture nous suit et nous bloque le chemin puis tire dans notre direction. Tout cela était planifié. J’avais le droit de riposter, mais je ne l’ai pas fait. Aucun coup de feu n’a été tiré par mes gardes du corps. J’ai informé la justice de cet incident et le parquet a inculpé les trois suspects qui travaillent pour le compte de la liste adverse. L’affaire a été déférée devant le juge d’instruction qui, après avoir entendu les trois inculpés, a rendu son verdict et les a placés sous contrôle judiciaire. Vos détracteurs affirment que les services de renseignements syriens travaillent en faveur de votre liste d’autant plus que Ghassan Achkar, membre du PSNS, est l’un de vos colistiers. Qu’y a-t-il de vrai? Je vous renvoie à la dernière conférence de Michel Murr qui a luimême démenti ce genre de propos. Pourtant Samir Geagea l’a affirmé… Que Samir Geagea se mette d’accord sur une seule version avec son allié qui dirige la machine électorale au Metn et qui est, de ce fait, au courant de tout ce qui se passe. D’ailleurs, M. Murr contrôle le travail des machines électorales dans les autres circonscriptions comme Baabda, Beyrouth I, Jbeil et le Kesrouan, cazas dans lesquelles Samir Geagea ne présente qu’un seul candidat. Nous sommes contre toute ingérence illégale qu’elle soit interne ou externe. Mais il semble que cette propagande, comme beaucoup d’autres qui nous visent, a pour but de masquer les interventions des institutions officielles, comme les municipalités et les services de sécurité, en faveur de nos adversaires. Le ministre Ziad Baroud est au courant de ces agissements. Entre les allégations de Geagea et les réalités sur le terrain, je crois ce qui est palpable. Ce qui s’est passé avec moi à Mansourié n’est qu’un exemple des comportements de la liste adverse. N’oublions pas, dans ce cadre, que ma maison à Jounié a été incendiée et que les bureaux du CPL et de ses partisans sont victimes d’agressions fréquentes. Pourquoi la relation entre le CPL et le président de la République, Michel Sleiman, s’est-elle détériorée subitement à quelques semaines du scrutin? Une grande partie de la stratégie électorale de nos adversaires vise essentiellement à créer un conflit monté de toute espèce entre le chef d’Etat et le CPL. Cela a commencé il y a quelques mois déjà. Nous sommes clairs depuis le début: le président est celui de tous les Libanais; il faut défendre sa position à partir de cette base. Respectons le rôle qui lui est dévolu depuis les accords de Taëf et confirmé à Doha, celui de la neutralité. Le président est un arbitre entre les institutions et les différentes composantes de la société politique. Toute tentative de donner à la présidence de la République un sens contraire lui porte atteinte, et relève d’une intention égoïste d’utiliser tous les moyens pour servir un but électoral qui ne donnera au président aucun avantage. La présidence a besoin de consolider son autorité par le biais de réformes constitutionnelles qui lui donnent les moyens d’être plus présente et influente dans la vie institutionnelle et politique, sans devoir s’asservir aux volontés des uns et des autres, opposants ou loyalistes soientils. C’est pourquoi je considère que toute la campagne menée par la majorité comporte des slogans servant une propagande simpliste. En ce qui concerne les voix arméniennes au Metn, Hagop Pakradounian a, certes, affirmé que le parti Tachnag votera en masse pour la liste du CPL et, en même temps, soutiendra Michel Murr. Mais d’autres déclarations de responsables arméniens sousentendent que le parti n’est pas sûr de pouvoir influer sur tout son électorat. Que signifie ce flou à votre avis? Les Arméniens ne votent pas seulement sur la base d’une décision politique du Tachnag. Ils votent avec confiance et conviction pour un projet, une vision que le général Michel Aoun et le parti arménien ont pu développer au cours des années passées. Ce projet a réussi à rendre aux chrétiens, en général, et aux Arméniens, en particulier, leurs droits de représentativité et leur rôle de partenaires, au sens large du terme, dans la construction de l’avenir. Ils se sentent en harmonie avec le CPL et partagent avec lui les mêmes objectifs. Nous nous complétons tous, comme nous nous complétons avec les autres composantes chrétiennes de l’opposition au Nord et à Zahlé, ce qui assure pour la première fois aux chrétiens une présence influente sur l’échiquier national. Nous sommes en mesure de nous demander quelle alternative Michel Murr et les chrétiens du 14 mars offrentils en contrepartie? Ils se contentent d’effrayer les chrétiens en faisant allusion aux armes du Hezbollah et au document d’entente signé avec le CPL. Nous, nous assurons la stabilité et la confiance qui permettront aux Libanais de rebâtir l’Etat et ses institutions après 20 ans d’usure, surtout au niveau des institutions, notamment l’armée, qui a beaucoup souffert des stratégies erronées appliquées. Pourquoi votre projet intitulé Vers la IIIe République a-t-il suscité autant de remous et de critiques chez vos adversaires? Ce n’est pas le projet qui a suscité tout cela, c’est la faillite stratégique des choix de la majorité. Son seul projet consiste à détruire gratuitement toute initiative, venant de nous, sans prendre la peine de lire ou d’analyser ce que nous avons proposé. C’est ce qui s’est d’ailleurs passé lorsque le document d’entente a été signé entre le CPL et le Hezbollah, alors que les leaders de la majorité ne font que répéter que le seul moyen de résoudre la question des armes consiste à dialoguer pour aboutir à une entente. Que pensez-vous des informations publiées dans le journal allemand Der Spiegel, accusant le Hezbollah de l’assassinat de Rafic Hariri? Je me demande à quoi a abouti l’enquête judiciaire internationale et quel est le rôle du tribunal. Sommesnous, au Liban, toujours victimes de manipulations médiatiques et même parfois judiciaires? Cela peut nous entraîner sur des chemins dangereux pour la coexistence et l’unité du Liban. Ces informations n’ont pas été confirmées. Bien au contraire, le tribunal international les a démenties. Existetil une machine qui complote pour exploiter nos divergences internes, afin de servir les intérêts de certains au détriment de la stabilité et des droits du Liban? Qui accusez-vous d’être derrière cette machination? J’accuse ceux qui veulent exercer des pressions pour, éventuellement, arriver à un compromis avec un axe régional représenté par l’Iran et la Syrie. Si nous permettons aux autres d’instrumentaliser nos divergences, notre pays deviendra une plateforme pour des règlements de comptes. C’est pourquoi, au CPL, nous trouvons que la solution réside dans l’entente interlibanaise.
Friday, May 29, 2009
الأمين العام لحزب الله السيد حسن نصر الله
يطل الأمين العام لحزب الله السيد حسن نصر الله عبر شاشة ضخمة عند الخامسة والنصف بتوقيت بيروت، 14:30 بتوقيت غرينتش مخاطباً أهلَ البقاع لمناسبة الذكرى السنوية التاسعة لعيد المقاومة والتحرير. ومن المتوقع ان يتطرق السيد نصر الله في كلمته الى دعم المشاريع الانمائية والاجتماعية في البقاع، واعطاء المتضررين حقوقهم بعد ثلاث سنوات من عدوان تموز، فضلا عن شبكات تجسس العدو الاسرائيلي التي تتهاوى في لبنان.ولهذه الغاية استكملت التحضيرات في مرجة رأس العين في بعلبك شرقي لبنان التي ستحتضن الاحتفال، وعمل القسم الاعلامي هناك على رفع الاعلام واللافات وصور القادة الشهداء وكذلك الاستعداد لاستقبال الاف المشاركين
Wednesday, May 27, 2009
OUR BIG LEADER GENERAL MICHEL AOUN in JBEIL!!!
Festival Election of free patriotic mouvement @ JBEIL
Date: friday 29-May-2009
Time: 6 pm
Place: center bayyne
Walid Khoury,Simon Abi Ramia and Abass Hachem will join the festival.
be there;)
Tuesday, May 26, 2009
البرنامج الانتخابي لتكتل التغيير و الاصلاح
http://elections09.tayyar.org/ar/CR_ELprogram.aspx
Check it out guys and you all will understand why GMA and FPM are under attack
Check it out guys and you all will understand why GMA and FPM are under attack
Monday, May 25, 2009
Sayed Nasrallah: la dernière bataille est celle de créer un ennemi illusoire
Les idées principales du discours du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah, lors de l'ouverture de la Conférence continue de la résistance, ce mercredi, dans la capitale libanaise.
المنار
Sayed Nasrallah: la dernière bataille est celle de créer un ennemi illusoire
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Les idées principales du discours du secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah, lors de l'ouverture de la Conférence continue de la résistance, ce mercredi, dans la capitale libanaise.
Je voudrais vous féliciter pour ces jours chers, qui nous rappellent la victoire et la libération, qui nous ont offert une nouvelle occasion de fierté et un nouvelle prise de conscience qui a produit un fait historique inoubliable.
Au même titre que cette conférence, ( La conférence continue de la résistance) depuis le début et jusqu'à la réalisation de nos buts, nous menons une bataille de conscience aussi bien au niveau de notre nation qu'au niveau de notre ennemi. La mémoire en constitue une partie intégrale.
Pas besoin devant ces auditeurs, d'assurer l'importance du facteur de cette prise de conscience.
Je voudrais dire que la conscience n'est pas seulement un facteurs de ce conflit, mais une condition première, une condition indispensable pour l'existence de notre résistance, pour promouvoir la révolution et la renaissance: c'est la condition essentielle, première voire la plus importante.
A l'instar du parcours de l'enseignement religieux et de la sublimation spirituelle, dans l'acheminement de l'homme vers Dieu, c'est la prise de conscience de l'homme qui permet le premier élan: savoir où il se trouve, vers où il se dirige, quel est son but, faute de quoi son mouvement sera absurde, sans objectif, sans parcours, et sans étapes.
C'est aussi cette prise de conscience qui est la condition de la continuation de toute démarche. Toute négligence peut engendrer la perdition.
C'est aussi la condition du perfectionnement de toute action
Nous en tant que mouvement de résistance, depuis le début du conflit, nous avons travaillé sur cette question avec force
Le fait d'attirer un nombre de combattants, d'activistes, d'acteurs disposés à prendre ce chemin.
Le fait de former les piliers de cette résistance ne peut se faire que par cette prise de conscience.
Nous en avons besoin aussi pour que le peuple embrasse cette cause, parce c'est résistance populaire, qui puise sa légitimité des peuples.
de plus, la nature de ce conflit ne sera tranchée que grâce à l'unité des efforts de toute la nation
Ce que nous devons inscrire comme réalisation des mouvements de résistance, c'est d'avoir réactivé cette prise de conscience, et de l'avoir réinscrite dans la mémoire de l'histoire. Car la résistance ne s'est pas contentée dans le conflit d'efforts militaires défensifs ; elle est entrée dans la phase offensive, en contribuant à influer même sur la conscience de l'ennemi.
Auparavant c'était l'ennemi qui nous imposait les règles du conflit, voire les émotions que nous devions ressentir.
Or pour la 1ère fois la résistance est parvenu à pénétrer de par son action militaire, médiatique et
politique dans la conscience israélienne, comme l'ont avoué les responsables de nos dirigeants.
Les conséquences les plus importantes de la victoire de l'an 2000 ont été l'intifada dans les territoires palestiniens, la victoire de la guerre juillet, la persistance de la résistance durant la dernière guerre contre la Bande de Gaza
Tous les efforts israéliens pour minimiser ces réalisations, n'arriveront pas à persuader les Israéliens eux-mêmes du contraire.
L'important est qui se passe dans l'autre bord israélien: les sentiments, les conclusions, les évaluations de l'acheminement de ce conflit.
La preuve éclatante se trouve dans le comportement des médias israéliens avant et après la guerre de juillet. Avant cette guerre, les medias israéliens transmettaient mon discours en direct sur un certain nombre de chaînes de télévision israéliennes avec des traductions instantanées.
La raison de cette retransmission n'est certes pas cet attachement à la liberté d'expression et autre, mais était plutôt liée à la volonté de montrer ceux qui parlent au nom de la résistance et dont je suis l'un d'entre eux, avec pour but de déformer leur image et celle de la résistance et d'en donner une image de "terroriste" …
Or après la guerre de juillet, ils en sont arrivés à une évaluation que cette retransmission télévisée avait un impact plutôt positif sur l'opinion publique israélienne, et elle a permis de dévoiler les lacunes dans les comportements de leurs dirigeants et leurs positions, voire leurs mensonges.
Depuis, ils évitent cette retransmission directe, et ont tendance à prendre les séquences qui leur permettent de les interpréter de façon qui sert leurs intérêts.
En bref, sachez que nous sommes désormais passés de la phase défensive à la phase offensive, l'opération médiatique escortant l'action militaire.
Cette résistance jouit de plusieurs points de forces:
Nous avons la force du Vrai: la cause pour laquelle nous luttons, et pour laquelle luttent toutes les autres résistances de la région, face au projet israélien, est une cause légale, véridique, alors que la cause israélienne est factice, fabriquée.
Les Israéliens ont été importés en Palestine lorsque l'intérêt des grandes puissances du monde consistait à planter une entité sioniste contre les pays arabes. Ces grands pays ont aidé les Israéliens à bâtir leur entité en Palestine, ils ont fabriqué toute une histoire pour justifier leur projet, à titre d'exemple, la théorie de la terre promise.
Nous, dans la résistance, ne cherchons pas les intérêts ni la théorie pour justifier notre choix, mais au contraire nous cherchons à recouvrer notre droit.
Il y a une terre arabe usurpée. Le peuple palestinien est propriétaire de cette terre, il a donc le droit de déterminer son sort. Mais, un autre peuple est venu s'installer à sa place, il a bâti son pays, Israël, sur les débris des cadavres.
D'après toutes les normes du monde, qu'elles soient religieuses ou autres, nous sommes les détenteurs du droit. Si nous cherchons partout dans le monde, nous ne trouverons de cause plus claire, plus humaniste, ni plus véridique que celle de la résistance dans notre région.
Plusieurs résistances sont passées par des moments de doute quant au réalisme et l'authenticité de leurs objectifs, mais dans le cas de notre résistance, il y a une clarté absolue. Même la mort ne nous effraie pas.
Quand tout le monde se demande des raisons de la ténacité et la persévérance légendaire des combattants de la résistance, voici les véritables raisons. Ce n'est ni la voie politique, ni l'organisation hiérarchique, ni le déroulement de la guerre, mais c'est la voie du Vrai et de la justice qui pousse les jeunes et vieux combattants à faire face à la mort sans hésitation.
De même, la capacité effective de prouver la crédibilité de la résistance. Le choix de la résistance est celui de la libération de la terre. Il est vrai que le fer de lance de cette résistance est sa branche armée, mais il y a également plusieurs autres domaines qui y sont lies, tels que les médias, l’histoire, la culture .
uand on se demande si nos objectifs sont réalisables, cette question est liée à la conscience. Peut-être ce n'est pas difficile de convaincre les peuples arabes et islamiques de la légalité de notre cause. Même ceux qui défendent le choix de la paix et des négociations avec Israël sont prêts a reconnaître que nous avons raison.
La phase la plus difficile est de convaincre les gens du choix de la résistance.
Beaucoup de gens ont choisi la mauvaise option pour recupérer leurs droits. Ils ont alors tout perdu. Il est difficile qu'une nation puisse recupérer ses droits si le choix adopté dès le début était le mauvais choix, parce que l'ennemi profitera du facteur temps pour se fortifier et s'enraciner de plus en plus dans nos terres.
Concernant le choix du jihad, la lutte dans la voie de Dieu, il est difficile que les gens adoptent le choix de la résistance car ils doivent assumer cette responsabilité.
Lorsque les forces libanaises et palestiniennes ont formé la résistance en 1982, je ne parle pas seulement du Hezbollah, mais même au sein de la population religieuse, il y avait une grande opposition au choix de la résistance, une grande difficulté à convaincre les gens du choix de la résistance.
On nous disait alors: vous êtes des jeunes enthousiastes, mais ce que vous faites c'est que vous entraîner vous-même dans le gouffre et c'est interdit du point de vue religieux.
D'autres disaient qu'il était impossible que vous puissiez vaincre Israël, parce qu'il est beaucoup plus puissant que vous.
Le point de force de la résistance c'est qu'en courtes années elle a pu façonner la conscience , à partir de l'opération d'Ahmad Qassir à Tyr en 1982. Vous vous rappelez tous d'Ariel Sharon, il avait la face noircie.
A partir de cette date, nous avons réussi à créer une conscience collective basée sur la véracité du choix de la résistance.
Nous avons créé notre propre expérience, nous ne nous basons pas sur les expériences des autres.
Au liban, des jeunes ont résisté et dirigé la résistance. Les dirigeants djihadistes du Hezbollah étaient âgés de 20, 21 et 22 ans en 1982.
Les Libanais , qui vivent dans un pays spécifique, ont pu prouver la véracité du choix de la résistance.
En effet, la première défaite flagrante d'Israël ne date pas de 25 mai 2000 mais plutôt de 1982, lorsque son armée a dû se retirer de Saïda, de Tyr. Les Israéliens avaient alors refusé de rester un jour de plus au liban.
Telle est notre expérience sur le terrain.
La guerre a remodelé la conscience israélienne et rappelez-vous des cinq soldats gisants au sol, des roquettes palestiniennes qui s'abattent sur les colonies et les commandants israéliens qui prenaient la fuite. Ce n'est pas le discours politique qui a remodelé la conscience israélienne, mais plutôt la résistance.
Nous sommes les fils de cette terre, nous n'avons pas été importés du Brésil ou d'autres pays du monde, nous appartenons aux patrimoines religieux, culturel et psychologique, et c'est ce qui nous a aidés à mener une guerre complète à tous les niveaux.
Surement, le discours du Coran a eu un impact très important sur la tenacité, la persévérance et l'enthousiasme de la résistance et des gens.
Rien au monde, aucun écraivain, aucun poète ne pouvaient subvenir aux versets coraniques pour remonter le moral des gens. On ne peut chercher de mots pareils aux mots du coran pour avoir un effet pareil.
Le quatrième point est lié à la mémoire, depuis le début du conflit, sachant que l'éducation religieuse coranique insiste sur la nécessité de prendre les leçons de tous les évènements de l'histoire; l'histoire est une leçon, une conclusion.
Celui qui apprend les leçons de 1000 années est à l'instar de celui qui a vécu mille années. C'est là que réside l'essence même de ces leçons; beaucoup d peuples perdent leur temps, à pouvoir tirer les leçons de l'histoire qui se répètent parfois.
La puissance de la résistance vient du fait qu’elles participent aux évènements en cours, et ne cesse de ressusciter la mémoire des peuples. C'est quelque chose d'essentiel car notre ennemi mise sur l'oubli grâce au temps. Qu'il sache que jamais nous n'oublierons…
Le pari majeur de notre ennemi est que le temps va faire oublier au peuple palestinien sa terre, l'oubli est une partie importante du projet sioniste assisté dans ce point par certains arabes.
Dès lors l'opération de réactiver la mémoire constitue un facteur essentiel dans la bataille de la conscience, menée par certaines chaînes satellitaires, pa les médias, les partis politiques… Il y a notamment le symbolisme de la clé que nous retrouvons de plus en plus, utilisé dans l'éducation des enfants et des jeunes qui n'ont jamais connu la Palestine.
Nous reconnaissons et respectons toutes les résistances et expériences qui nous ont précédées, quelque soient leurs fonds politiques ou idéologiques, nous estimons qu'elles font partie des exploits réalisés; lorsque la résistance préserve cette mémoire là, et ne l'exclut pas, elle continue ce qui a été commencé, car rien ne commence à partir de zéro.
Nous devons toujours nous assister de cette mémoire, tout en nous rappelant les massacres et les complots barbares exercés par note cet ennemi sioniste pour qu'elle reste vivantes dans la fabrication de la conscience, dans les opérations de la résistance, dans le comportement de la résistance.
Cinquièmement, il faut prendre en considération la classification des priorités, selon la philologie: nous avons sans cesse été en faveur de donner la priorité à la résistance, au la confrontation du projet sioniste.
Dans ce cadre, le principal défi de notre bataille de conscience réside dans le fait de bien diagnostiquer qui est l'ennemi. La résistance est parvenue durant les dernières années à consacrer Israël ou le projet sioniste soutenu inconditionnellement par les Américains, comme étant le principal ennemi de la nation, des peuples comme des gouvernements arabes, voire même des régimes modérés.
Mais depuis quelques années, des efforts occidentaux et israéliens se recoupent avec des tentatives arabes de vouloir créer un nouvel ennemi de la nation; d'une part, ils présentent l'Iran comme étant cet ennemi, évoquant des présumées convoitises perses dans des territoires arabes, et ressuscitent l'état pahlavi, et son conflit avec la cause palestinienne, tantôt ils évoquent le chiisme et le soi-disant prosélytisme chiite, ou le soi disant croissant chiite.
Aujourd'hui avec l'avènement du nouveau gouvernement israélien, lorsque les Arabes exigent la reconnaissance du principe des deux états, Netanyahou leur riposte en parlant du programme nucléaire iranien;, Quand ils lui disent " le conflit arabo-israélien d'abord", il leur rétorque que c'est le projet iranien à qui il faut accorder la priorité.
Nous avons entendu "dernièrement de bonne déclarations arabes: de la pat du secrétaire général de la Ligue arabe dans lesquels il dit que la menace nucléaire la plus importante est celle qui provient d'Israël et non de l'Iran; de la part du négociateur en chef de l'autorité palestinienne, Saëb Erekat qui dit que la menace vient d'Israël et non de l'Iran;
Le combat réside aussi dans le façonnage de cette conscience, sachant que les capacités exploitées sont énormes, où sont utilisés le passé, le présent et l'avenir, où se mélangent l'analyse, le mensonge et les fatwas à la presse à scandale;
C'est là que se situe le défit principal.
Je voudrais rappeler aux Arabes et aux peuples de la région que les Israéliens ont toujours su se jouer des inquiétudes. Déjà sur la question libanaise, ils ont su surveiller avec délicatesse l'environnement social et confessionnel, usant non seulement d'armements militaires, comme à l'instar de ce qui s'étaiot passé en 1982. Lorsqu'il avait pris la décision d'occuper le Liban, il s'est avéré qu'il avait auparavant bien étudié l'environnement libanais; Aux Chrétiens par exemple, qui sont une minorité vivant au milieu d'une majorité écrasante de Musulman, ils les persuadés qu'Israël garantira leur protection, et que leur intérêt stratégique se trouve dans leur alliance avec lui.
Ils ont fait de même avec les Druzes, leur faisant craindre des Chrétiens maronites…
Ils ont essayé de faire la même chose avec les Chiites, après 1982, qui avaient été éduqués aux principes de Sayed Moussa Sader, selon lesquelles Israël est un mal absolu, et que ton contact avec lui est stricte interdit, et qui a même promulgué une fatwa qui interdit même pour un malade qui risquait la mort d'aller se faire soigner chez les Israéliens, assurant que s'il mourrait, il aurait le rang de martyr.
Aves ces chiites, ils ont essayé de susciter des discordes en leur sein quand ils ont vu qu'ils étaient quelque peu gênés de la situation qui avait régné au Sud avant l'invasion. Mais ce à quoi ils ne s'attendaient pas, c'est que ces tentatives échouent en très peu de temps, selon l'aveu des responsables israéliens eux-mêmes.
Les Israéliens tentent toujours de se jouer des minorités au Liban, pourtant l'expérience avec la milice du général Lahad prouve bien que les sionistes n'en ont cure de personne, et placent leurs intérêts au dessus de tout.
Imaginez que certaines voix dans les pays du Golf s'élèvent pour dire qu'il faut collaborer avec Israël pour protéger les pays arabes voire les sunnites de l'Iran perse.
Personne ne devrait prendre à la légère cette question là.
A mon avis c'est la dernière bataille menée par le projet américano sioniste dans la région: cette bataille voudrait transposer le conflit des Arabes contre les Sionistes, pour qu'il soit contre les Iraniens, voire pour qu'il soit entre les Sunnites et les chiites; si nous arrivons à le faire avorter, nous aurions fini avec les armes sataniques et de complot de ce projet américano-israélien, et nous serions de nouveau devant une bataille claire contre l'ennemi sioniste.
L'Iran qu s'est consacré entièrement pour la cause palestinienne , qui a opéré des changements radicaux dans ses alliances stratégiques dans la régions, qui renversé le Chah, a inauguré la première ambassade palestinienne dans la région, et ne s'est jamais plaint de son soutien inconditionnel au peuple palestinien, alors que tous ceux qui soutiennent la Palestine subissent des menaces et des pressions incessantes, cet Iran là ne se résigne pas à déclarer haut et fort sa fierté de soutenir la résistance, et la Palestine; personne ne devrait avoir honte d'être en relation avec elle, et de déclarer être son allié.
Oui nous avons des relations avec l'Iran, et sommes fiers de son soutien et en appelons à tous les gouvernements et régimes arabes de soutenir la résistance comme le font l'Iran et la Syrie.
La voix de l'Iran aujourd'hui est certes la plus forte dans sa confrontation contre le projet sioniste; ce qu'Ahmadinejad a dit aux Nations unies n'est pas facile émanant d'un chef d'état et non d'un chef de faction de résistance, dont le pays entretient des relations diplomatiques et commerciales et doit y répondre; mais les responsables iraniens écartent toutes ces considérations lorsqu'ils évoquent ce sujet.
Lorsque l'Iran nous a soutenu, elle l'a fait inconditionnellement, ne nous a rien demandé, ne nous a pas précisé ce que nous devions faire, et ne nous a même pas reproché de l'avoir ignoré quand nous l'avons fait; tout ce qu'ils nous disaient c'est qu'ils comprennent bien nos circonstances. Les responsables iraniens estiment qu'il est de leur devoir d soutenir la résistance et la cause palestinienne, et qu'elle devrait en rendre compte devant Dieu le jour du Jugement dernier
Je termine en vous disant que la bataille de conscience aujourd'hui nécessite de nous de faire face aux tentatives de fabriquer un ennemi illusoire, et de manipuler les gens pour le leur inculquer..
Je suis de ceux qui croient que cette nation a dépassé la conscience qui prépare la victoire et en est déjà au stade de la conscience qui réalise la victoire.
Sachez que dans ce conflit, nous transcendons vers la victoire alors que notre ennemi se trouve en chute libre.
المنار
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Je voudrais vous féliciter pour ces jours chers, qui nous rappellent la victoire et la libération, qui nous ont offert une nouvelle occasion de fierté et un nouvelle prise de conscience qui a produit un fait historique inoubliable.
Au même titre que cette conférence, ( La conférence continue de la résistance) depuis le début et jusqu'à la réalisation de nos buts, nous menons une bataille de conscience aussi bien au niveau de notre nation qu'au niveau de notre ennemi. La mémoire en constitue une partie intégrale.
Pas besoin devant ces auditeurs, d'assurer l'importance du facteur de cette prise de conscience.
Je voudrais dire que la conscience n'est pas seulement un facteurs de ce conflit, mais une condition première, une condition indispensable pour l'existence de notre résistance, pour promouvoir la révolution et la renaissance: c'est la condition essentielle, première voire la plus importante.
A l'instar du parcours de l'enseignement religieux et de la sublimation spirituelle, dans l'acheminement de l'homme vers Dieu, c'est la prise de conscience de l'homme qui permet le premier élan: savoir où il se trouve, vers où il se dirige, quel est son but, faute de quoi son mouvement sera absurde, sans objectif, sans parcours, et sans étapes.
C'est aussi cette prise de conscience qui est la condition de la continuation de toute démarche. Toute négligence peut engendrer la perdition.
C'est aussi la condition du perfectionnement de toute action
Nous en tant que mouvement de résistance, depuis le début du conflit, nous avons travaillé sur cette question avec force
Le fait d'attirer un nombre de combattants, d'activistes, d'acteurs disposés à prendre ce chemin.
Le fait de former les piliers de cette résistance ne peut se faire que par cette prise de conscience.
Nous en avons besoin aussi pour que le peuple embrasse cette cause, parce c'est résistance populaire, qui puise sa légitimité des peuples.
de plus, la nature de ce conflit ne sera tranchée que grâce à l'unité des efforts de toute la nation
Ce que nous devons inscrire comme réalisation des mouvements de résistance, c'est d'avoir réactivé cette prise de conscience, et de l'avoir réinscrite dans la mémoire de l'histoire. Car la résistance ne s'est pas contentée dans le conflit d'efforts militaires défensifs ; elle est entrée dans la phase offensive, en contribuant à influer même sur la conscience de l'ennemi.
Auparavant c'était l'ennemi qui nous imposait les règles du conflit, voire les émotions que nous devions ressentir.
Or pour la 1ère fois la résistance est parvenu à pénétrer de par son action militaire, médiatique et
politique dans la conscience israélienne, comme l'ont avoué les responsables de nos dirigeants.
Les conséquences les plus importantes de la victoire de l'an 2000 ont été l'intifada dans les territoires palestiniens, la victoire de la guerre juillet, la persistance de la résistance durant la dernière guerre contre la Bande de Gaza
Tous les efforts israéliens pour minimiser ces réalisations, n'arriveront pas à persuader les Israéliens eux-mêmes du contraire.
L'important est qui se passe dans l'autre bord israélien: les sentiments, les conclusions, les évaluations de l'acheminement de ce conflit.
La preuve éclatante se trouve dans le comportement des médias israéliens avant et après la guerre de juillet. Avant cette guerre, les medias israéliens transmettaient mon discours en direct sur un certain nombre de chaînes de télévision israéliennes avec des traductions instantanées.
La raison de cette retransmission n'est certes pas cet attachement à la liberté d'expression et autre, mais était plutôt liée à la volonté de montrer ceux qui parlent au nom de la résistance et dont je suis l'un d'entre eux, avec pour but de déformer leur image et celle de la résistance et d'en donner une image de "terroriste" …
Or après la guerre de juillet, ils en sont arrivés à une évaluation que cette retransmission télévisée avait un impact plutôt positif sur l'opinion publique israélienne, et elle a permis de dévoiler les lacunes dans les comportements de leurs dirigeants et leurs positions, voire leurs mensonges.
Depuis, ils évitent cette retransmission directe, et ont tendance à prendre les séquences qui leur permettent de les interpréter de façon qui sert leurs intérêts.
En bref, sachez que nous sommes désormais passés de la phase défensive à la phase offensive, l'opération médiatique escortant l'action militaire.
Cette résistance jouit de plusieurs points de forces:
Nous avons la force du Vrai: la cause pour laquelle nous luttons, et pour laquelle luttent toutes les autres résistances de la région, face au projet israélien, est une cause légale, véridique, alors que la cause israélienne est factice, fabriquée.
Les Israéliens ont été importés en Palestine lorsque l'intérêt des grandes puissances du monde consistait à planter une entité sioniste contre les pays arabes. Ces grands pays ont aidé les Israéliens à bâtir leur entité en Palestine, ils ont fabriqué toute une histoire pour justifier leur projet, à titre d'exemple, la théorie de la terre promise.
Nous, dans la résistance, ne cherchons pas les intérêts ni la théorie pour justifier notre choix, mais au contraire nous cherchons à recouvrer notre droit.
Il y a une terre arabe usurpée. Le peuple palestinien est propriétaire de cette terre, il a donc le droit de déterminer son sort. Mais, un autre peuple est venu s'installer à sa place, il a bâti son pays, Israël, sur les débris des cadavres.
D'après toutes les normes du monde, qu'elles soient religieuses ou autres, nous sommes les détenteurs du droit. Si nous cherchons partout dans le monde, nous ne trouverons de cause plus claire, plus humaniste, ni plus véridique que celle de la résistance dans notre région.
Plusieurs résistances sont passées par des moments de doute quant au réalisme et l'authenticité de leurs objectifs, mais dans le cas de notre résistance, il y a une clarté absolue. Même la mort ne nous effraie pas.
Quand tout le monde se demande des raisons de la ténacité et la persévérance légendaire des combattants de la résistance, voici les véritables raisons. Ce n'est ni la voie politique, ni l'organisation hiérarchique, ni le déroulement de la guerre, mais c'est la voie du Vrai et de la justice qui pousse les jeunes et vieux combattants à faire face à la mort sans hésitation.
De même, la capacité effective de prouver la crédibilité de la résistance. Le choix de la résistance est celui de la libération de la terre. Il est vrai que le fer de lance de cette résistance est sa branche armée, mais il y a également plusieurs autres domaines qui y sont lies, tels que les médias, l’histoire, la culture .
uand on se demande si nos objectifs sont réalisables, cette question est liée à la conscience. Peut-être ce n'est pas difficile de convaincre les peuples arabes et islamiques de la légalité de notre cause. Même ceux qui défendent le choix de la paix et des négociations avec Israël sont prêts a reconnaître que nous avons raison.
La phase la plus difficile est de convaincre les gens du choix de la résistance.
Beaucoup de gens ont choisi la mauvaise option pour recupérer leurs droits. Ils ont alors tout perdu. Il est difficile qu'une nation puisse recupérer ses droits si le choix adopté dès le début était le mauvais choix, parce que l'ennemi profitera du facteur temps pour se fortifier et s'enraciner de plus en plus dans nos terres.
Concernant le choix du jihad, la lutte dans la voie de Dieu, il est difficile que les gens adoptent le choix de la résistance car ils doivent assumer cette responsabilité.
Lorsque les forces libanaises et palestiniennes ont formé la résistance en 1982, je ne parle pas seulement du Hezbollah, mais même au sein de la population religieuse, il y avait une grande opposition au choix de la résistance, une grande difficulté à convaincre les gens du choix de la résistance.
On nous disait alors: vous êtes des jeunes enthousiastes, mais ce que vous faites c'est que vous entraîner vous-même dans le gouffre et c'est interdit du point de vue religieux.
D'autres disaient qu'il était impossible que vous puissiez vaincre Israël, parce qu'il est beaucoup plus puissant que vous.
Le point de force de la résistance c'est qu'en courtes années elle a pu façonner la conscience , à partir de l'opération d'Ahmad Qassir à Tyr en 1982. Vous vous rappelez tous d'Ariel Sharon, il avait la face noircie.
A partir de cette date, nous avons réussi à créer une conscience collective basée sur la véracité du choix de la résistance.
Nous avons créé notre propre expérience, nous ne nous basons pas sur les expériences des autres.
Au liban, des jeunes ont résisté et dirigé la résistance. Les dirigeants djihadistes du Hezbollah étaient âgés de 20, 21 et 22 ans en 1982.
Les Libanais , qui vivent dans un pays spécifique, ont pu prouver la véracité du choix de la résistance.
En effet, la première défaite flagrante d'Israël ne date pas de 25 mai 2000 mais plutôt de 1982, lorsque son armée a dû se retirer de Saïda, de Tyr. Les Israéliens avaient alors refusé de rester un jour de plus au liban.
Telle est notre expérience sur le terrain.
La guerre a remodelé la conscience israélienne et rappelez-vous des cinq soldats gisants au sol, des roquettes palestiniennes qui s'abattent sur les colonies et les commandants israéliens qui prenaient la fuite. Ce n'est pas le discours politique qui a remodelé la conscience israélienne, mais plutôt la résistance.
Nous sommes les fils de cette terre, nous n'avons pas été importés du Brésil ou d'autres pays du monde, nous appartenons aux patrimoines religieux, culturel et psychologique, et c'est ce qui nous a aidés à mener une guerre complète à tous les niveaux.
Surement, le discours du Coran a eu un impact très important sur la tenacité, la persévérance et l'enthousiasme de la résistance et des gens.
Rien au monde, aucun écraivain, aucun poète ne pouvaient subvenir aux versets coraniques pour remonter le moral des gens. On ne peut chercher de mots pareils aux mots du coran pour avoir un effet pareil.
Le quatrième point est lié à la mémoire, depuis le début du conflit, sachant que l'éducation religieuse coranique insiste sur la nécessité de prendre les leçons de tous les évènements de l'histoire; l'histoire est une leçon, une conclusion.
Celui qui apprend les leçons de 1000 années est à l'instar de celui qui a vécu mille années. C'est là que réside l'essence même de ces leçons; beaucoup d peuples perdent leur temps, à pouvoir tirer les leçons de l'histoire qui se répètent parfois.
La puissance de la résistance vient du fait qu’elles participent aux évènements en cours, et ne cesse de ressusciter la mémoire des peuples. C'est quelque chose d'essentiel car notre ennemi mise sur l'oubli grâce au temps. Qu'il sache que jamais nous n'oublierons…
Le pari majeur de notre ennemi est que le temps va faire oublier au peuple palestinien sa terre, l'oubli est une partie importante du projet sioniste assisté dans ce point par certains arabes.
Dès lors l'opération de réactiver la mémoire constitue un facteur essentiel dans la bataille de la conscience, menée par certaines chaînes satellitaires, pa les médias, les partis politiques… Il y a notamment le symbolisme de la clé que nous retrouvons de plus en plus, utilisé dans l'éducation des enfants et des jeunes qui n'ont jamais connu la Palestine.
Nous reconnaissons et respectons toutes les résistances et expériences qui nous ont précédées, quelque soient leurs fonds politiques ou idéologiques, nous estimons qu'elles font partie des exploits réalisés; lorsque la résistance préserve cette mémoire là, et ne l'exclut pas, elle continue ce qui a été commencé, car rien ne commence à partir de zéro.
Nous devons toujours nous assister de cette mémoire, tout en nous rappelant les massacres et les complots barbares exercés par note cet ennemi sioniste pour qu'elle reste vivantes dans la fabrication de la conscience, dans les opérations de la résistance, dans le comportement de la résistance.
Cinquièmement, il faut prendre en considération la classification des priorités, selon la philologie: nous avons sans cesse été en faveur de donner la priorité à la résistance, au la confrontation du projet sioniste.
Dans ce cadre, le principal défi de notre bataille de conscience réside dans le fait de bien diagnostiquer qui est l'ennemi. La résistance est parvenue durant les dernières années à consacrer Israël ou le projet sioniste soutenu inconditionnellement par les Américains, comme étant le principal ennemi de la nation, des peuples comme des gouvernements arabes, voire même des régimes modérés.
Mais depuis quelques années, des efforts occidentaux et israéliens se recoupent avec des tentatives arabes de vouloir créer un nouvel ennemi de la nation; d'une part, ils présentent l'Iran comme étant cet ennemi, évoquant des présumées convoitises perses dans des territoires arabes, et ressuscitent l'état pahlavi, et son conflit avec la cause palestinienne, tantôt ils évoquent le chiisme et le soi-disant prosélytisme chiite, ou le soi disant croissant chiite.
Aujourd'hui avec l'avènement du nouveau gouvernement israélien, lorsque les Arabes exigent la reconnaissance du principe des deux états, Netanyahou leur riposte en parlant du programme nucléaire iranien;, Quand ils lui disent " le conflit arabo-israélien d'abord", il leur rétorque que c'est le projet iranien à qui il faut accorder la priorité.
Nous avons entendu "dernièrement de bonne déclarations arabes: de la pat du secrétaire général de la Ligue arabe dans lesquels il dit que la menace nucléaire la plus importante est celle qui provient d'Israël et non de l'Iran; de la part du négociateur en chef de l'autorité palestinienne, Saëb Erekat qui dit que la menace vient d'Israël et non de l'Iran;
Le combat réside aussi dans le façonnage de cette conscience, sachant que les capacités exploitées sont énormes, où sont utilisés le passé, le présent et l'avenir, où se mélangent l'analyse, le mensonge et les fatwas à la presse à scandale;
C'est là que se situe le défit principal.
Je voudrais rappeler aux Arabes et aux peuples de la région que les Israéliens ont toujours su se jouer des inquiétudes. Déjà sur la question libanaise, ils ont su surveiller avec délicatesse l'environnement social et confessionnel, usant non seulement d'armements militaires, comme à l'instar de ce qui s'étaiot passé en 1982. Lorsqu'il avait pris la décision d'occuper le Liban, il s'est avéré qu'il avait auparavant bien étudié l'environnement libanais; Aux Chrétiens par exemple, qui sont une minorité vivant au milieu d'une majorité écrasante de Musulman, ils les persuadés qu'Israël garantira leur protection, et que leur intérêt stratégique se trouve dans leur alliance avec lui.
Ils ont fait de même avec les Druzes, leur faisant craindre des Chrétiens maronites…
Ils ont essayé de faire la même chose avec les Chiites, après 1982, qui avaient été éduqués aux principes de Sayed Moussa Sader, selon lesquelles Israël est un mal absolu, et que ton contact avec lui est stricte interdit, et qui a même promulgué une fatwa qui interdit même pour un malade qui risquait la mort d'aller se faire soigner chez les Israéliens, assurant que s'il mourrait, il aurait le rang de martyr.
Aves ces chiites, ils ont essayé de susciter des discordes en leur sein quand ils ont vu qu'ils étaient quelque peu gênés de la situation qui avait régné au Sud avant l'invasion. Mais ce à quoi ils ne s'attendaient pas, c'est que ces tentatives échouent en très peu de temps, selon l'aveu des responsables israéliens eux-mêmes.
Les Israéliens tentent toujours de se jouer des minorités au Liban, pourtant l'expérience avec la milice du général Lahad prouve bien que les sionistes n'en ont cure de personne, et placent leurs intérêts au dessus de tout.
Imaginez que certaines voix dans les pays du Golf s'élèvent pour dire qu'il faut collaborer avec Israël pour protéger les pays arabes voire les sunnites de l'Iran perse.
Personne ne devrait prendre à la légère cette question là.
A mon avis c'est la dernière bataille menée par le projet américano sioniste dans la région: cette bataille voudrait transposer le conflit des Arabes contre les Sionistes, pour qu'il soit contre les Iraniens, voire pour qu'il soit entre les Sunnites et les chiites; si nous arrivons à le faire avorter, nous aurions fini avec les armes sataniques et de complot de ce projet américano-israélien, et nous serions de nouveau devant une bataille claire contre l'ennemi sioniste.
L'Iran qu s'est consacré entièrement pour la cause palestinienne , qui a opéré des changements radicaux dans ses alliances stratégiques dans la régions, qui renversé le Chah, a inauguré la première ambassade palestinienne dans la région, et ne s'est jamais plaint de son soutien inconditionnel au peuple palestinien, alors que tous ceux qui soutiennent la Palestine subissent des menaces et des pressions incessantes, cet Iran là ne se résigne pas à déclarer haut et fort sa fierté de soutenir la résistance, et la Palestine; personne ne devrait avoir honte d'être en relation avec elle, et de déclarer être son allié.
Oui nous avons des relations avec l'Iran, et sommes fiers de son soutien et en appelons à tous les gouvernements et régimes arabes de soutenir la résistance comme le font l'Iran et la Syrie.
La voix de l'Iran aujourd'hui est certes la plus forte dans sa confrontation contre le projet sioniste; ce qu'Ahmadinejad a dit aux Nations unies n'est pas facile émanant d'un chef d'état et non d'un chef de faction de résistance, dont le pays entretient des relations diplomatiques et commerciales et doit y répondre; mais les responsables iraniens écartent toutes ces considérations lorsqu'ils évoquent ce sujet.
Lorsque l'Iran nous a soutenu, elle l'a fait inconditionnellement, ne nous a rien demandé, ne nous a pas précisé ce que nous devions faire, et ne nous a même pas reproché de l'avoir ignoré quand nous l'avons fait; tout ce qu'ils nous disaient c'est qu'ils comprennent bien nos circonstances. Les responsables iraniens estiment qu'il est de leur devoir d soutenir la résistance et la cause palestinienne, et qu'elle devrait en rendre compte devant Dieu le jour du Jugement dernier
Je termine en vous disant que la bataille de conscience aujourd'hui nécessite de nous de faire face aux tentatives de fabriquer un ennemi illusoire, et de manipuler les gens pour le leur inculquer..
Je suis de ceux qui croient que cette nation a dépassé la conscience qui prépare la victoire et en est déjà au stade de la conscience qui réalise la victoire.
Sachez que dans ce conflit, nous transcendons vers la victoire alors que notre ennemi se trouve en chute libre.
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